| Titre : |
Opération Shabwa : la France et Total en guerre au Yémen |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Editeur : |
Lyon [France] : Observatoire des armements/ CDRPC |
| Année de publication : |
2019 |
| Autre Editeur : |
Montreuil [France] : Les Amis de la Terre - France |
| Importance : |
47 p. |
| Présentation : |
graphisme, photogr. en coul., cartes |
| Note générale : |
Annexes |
| Langues : |
Français (fre) Langues originales : Français (fre) |
| Catégories : |
[OBSARM] France:Histoire politique:Depuis 2000 [OBSARM] Proche et Moyen - Orient:Pays:Arabie:Yémen
|
| Tags : |
"France (1983-2019) Yémen (1983-2019) opération Shabwa Total militarisation gaz pétrole commerce des armes prison secrète commission d'enquête parlementaire" |
| Index. décimale : |
953 Péninsule arabique et territoires adjacents |
| Résumé : |
Cette brochure retrace la militarisation des activités de Total au Yémen depuis les années 1980. Des sources ouvertes et témoignages recueillis font état de la configuration de Balhaf, le site de liquéfaction gazière opéré par Total, comme base militaire (depuis 2009) et prison secrète (en 2017 et 2018). Le rapport interroge aussi le rôle du gouvernement français, acteur de la militarisation du site, et a garanti le projet gazier de la multinationale.
Malgré la mobilisation des ONG et le travail des médias, le gouvernement continue à livrer des armes à la Coalition arabe engagée au Yémen. Après léchec de la résolution Nadot, les groupes parlementaires sabstiennent de jouer leur droit de tirage pour lancer une Commission denquête. LObservatoire des armements et SumOfUs, ONG internationale qui agit comme un contre-pouvoir citoyen des multinationales, ont donc cherché à savoir si la présence de Total au Yémen pouvait en partie expliquer ce blocage politique. En collaboration avec les Amis de la Terre sur la partie financements et impacts climatiques, ils ont mené un travail dinvestigation pour retracer la mainmise de Total sur les ressources en hydrocarbures du Yémen, soutenue par les gouvernements français successifs.
Le rapport montre limbrication entre la stratégie militaire de lÉtat français et la politique énergétique de Total au Yémen depuis les années 1980 et plus récemment sur lEst Africain (Kenya, Ethiopie, Mozambique
). Les positionnements de la société, qui se cristallisent sur des zones en conflit, sont toujours appuyés par la mise en place dune infrastructure militarisée (site gazier aux allures de base militaire, checkpoints
) et la politique militaire de lÉtat français (formation des forces spéciales et gardes-côtes yéménites, intervention de sociétés militaires privées, investissement par la marine du golfe dAden et de locéan Indien
). Selon les auteurs du rapport, cette « militarisation » ira jusquà lhébergement dune milice (à partir de 2016) et dune prison secrète (à partir de 2017). |
| Permalink : |
https://documentation.obsarm.info/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=5229 |
Opération Shabwa : la France et Total en guerre au Yémen [texte imprimé] . - Lyon [France] : Observatoire des armements/ CDRPC : Montreuil [France] : Les Amis de la Terre - France, 2019 . - 47 p. : graphisme, photogr. en coul., cartes. Annexes Langues : Français ( fre) Langues originales : Français ( fre)
| Catégories : |
[OBSARM] France:Histoire politique:Depuis 2000 [OBSARM] Proche et Moyen - Orient:Pays:Arabie:Yémen
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| Tags : |
"France (1983-2019) Yémen (1983-2019) opération Shabwa Total militarisation gaz pétrole commerce des armes prison secrète commission d'enquête parlementaire" |
| Index. décimale : |
953 Péninsule arabique et territoires adjacents |
| Résumé : |
Cette brochure retrace la militarisation des activités de Total au Yémen depuis les années 1980. Des sources ouvertes et témoignages recueillis font état de la configuration de Balhaf, le site de liquéfaction gazière opéré par Total, comme base militaire (depuis 2009) et prison secrète (en 2017 et 2018). Le rapport interroge aussi le rôle du gouvernement français, acteur de la militarisation du site, et a garanti le projet gazier de la multinationale.
Malgré la mobilisation des ONG et le travail des médias, le gouvernement continue à livrer des armes à la Coalition arabe engagée au Yémen. Après léchec de la résolution Nadot, les groupes parlementaires sabstiennent de jouer leur droit de tirage pour lancer une Commission denquête. LObservatoire des armements et SumOfUs, ONG internationale qui agit comme un contre-pouvoir citoyen des multinationales, ont donc cherché à savoir si la présence de Total au Yémen pouvait en partie expliquer ce blocage politique. En collaboration avec les Amis de la Terre sur la partie financements et impacts climatiques, ils ont mené un travail dinvestigation pour retracer la mainmise de Total sur les ressources en hydrocarbures du Yémen, soutenue par les gouvernements français successifs.
Le rapport montre limbrication entre la stratégie militaire de lÉtat français et la politique énergétique de Total au Yémen depuis les années 1980 et plus récemment sur lEst Africain (Kenya, Ethiopie, Mozambique
). Les positionnements de la société, qui se cristallisent sur des zones en conflit, sont toujours appuyés par la mise en place dune infrastructure militarisée (site gazier aux allures de base militaire, checkpoints
) et la politique militaire de lÉtat français (formation des forces spéciales et gardes-côtes yéménites, intervention de sociétés militaires privées, investissement par la marine du golfe dAden et de locéan Indien
). Selon les auteurs du rapport, cette « militarisation » ira jusquà lhébergement dune milice (à partir de 2016) et dune prison secrète (à partir de 2017). |
| Permalink : |
https://documentation.obsarm.info/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=5229 |
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